Accusées de manipuler les cours de l'or lors du fixing de Londres, cinq banques - Barclays, Deutsche Bank, Bank of Nova Scotia, HSBC et la Société générale - ont été assignées devant une cour fédérale new-yorkaise.
Plusieurs autorités financières s’intéressent au marché de l’or
Elles suspectent de possibles manipulations. Cinq banques - Barclays, Deutsche Bank, Bank of Nova Scotia, HSBC et la Société générale - ont été assignées devant une cour fédérale new-yorkaise par un trader impliqué sur le marché de l’or. Il les accuse de manipuler les cours de l'or lors du fixing de Londres. La plainte relève des signes de collusion entre les cinq plus gros intervenants sur le marché de l’or, durant leur conférence téléphonique quotidienne à 15 heures à Londres, où se détermine le cours du lingot. Le document relève «l’utilisation de données empiriques conduisant à des prix artificiels». Le marché de l’or représente 20.000 milliards de dollars.
Les administrateurs du cours de l'or
Le London Gold Market Fixing, société détenue par les cinq banques référentes qui administrent le cours de l'or est actuellement présidé par la Société générale.
Des employés de Deutsche Bank ont été interrogés par l’organisme de régulation financière allemande. L’établissement a annoncé qu’il allait se retirer du mécanisme.
Le patron de Scotiabank a reconnu que ce système assez artisanal, en vigueur depuis 1919, était «désuet depuis longtemps». La Financial Conduct Authority britannique se penche aussi sur le dossier. De son côté, la banque suisse UBS, impliquée dans les scandales de manipulation des taux, a annoncé dans son rapport annuel publié vendredi avoir lancé une enquête interne sur ses activités dans les marchés de l'or. Or, jusque-là, la banque n’avait pas été impliquée dans cette nouvelle affaire.